TCHAD MALI | Deby le massacreur.

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TOL PRESSE DU MARDI 26 FÉVRIER 2013 – Publié le : 26 FÉVRIER 2013 à 00 h 06
MILITAIRE TCHADIEN AU MALI ANT - TOL IMAGES---09-02-2013 18-39-54
L’Etat-Major tchadien a produit un Communiqué relatant les combats entre les djihadistes et les éléments tchadiens ; selon des informations obtenues des acteurs sur place, le Communiqué de l’EM est mensonger, fallacieux et loin de la réalité. En effet, les tchadiens sont tombés dans un piège savamment élaborés par les djihadistes, maîtres du terrain. C’est une région montagneuse, à accès très difficile en véhicules. Les djihadistes ont entrainé les tchadiens dans un col qui fini par une impasse et dont les abords sont truffés des mines à détonation télécommandée. Les tchadiens, complètement étrangers aux lieux ont donc emprunté ce col. Les français auraient visité auparavant les lieux et avaient reculé en conseillant aux tchadiens de les imiter en attendant l’intervention de l’aviation. Les Tchadiens étaient en train de reculer quand le rejeton de Deby commandant les éléments de le DGSIE téléphona à son père de Président et l’informa que les tchadiens refusent d’aller à la rencontre des djihadistes. Alors IDI téléphone directement au Commandant de la colonne et lui somme d’attaquer. Ce qui fut fait et ce fut le carnage. Contrairement au Communiqué de l’Etat-Major, les tchadiens n’ont récupéré aucun véhicule de l’ennemi. D’ailleurs les djihadistes n’en ont pas, au contraire ils opèrent à pieds, perchés sur les cols et les crêtes des montagnes, et ne déplorent aucune victime en leur sein. Ce sont les tchadiens qui ont laissé et des blessés et des véhicules sur place.
Pour l’histoire il faut se rappeler que Deby a la manie néfaste de diriger personnellement à distance par-dessus de la tête de l’Etat-Major les militaires en opération. En effet il avait agi exactement de la même manière par le passé au Zaïre avec la colonne dirigée par le Gal Allatchi Djirey provoquant une déroute historique. Se rendant compte du piège de la forêt luxuriante, le Général Allatchi avait demandé un repli tactique pour se repositionner, Deby lui a répondu en gorane « as-tu peur » ? La suite est connue : plus de 400 morts qui n’ont jamais été reportés.
D’ailleurs depuis cette déroute historique de l’ANT face à l’armée de l’autre Chef de guerre, Paul Kagamé, ce dernier, selon différentes sources, ne fait que narguer Deby dans les rencontres internationales et que notre IDI n’ose jamais regarder droit dans les yeux ledit Kagamé. A-t-il peur ?
Quelques mois plus tard, le même Général Allatchi Siry fut envoyé au Tibesti contre le MDJT, accompagné de Cl Brahim Dillo, dit Brahim Djonfor ; au cours d’une attaque le Gal Djirey attira l’attention de Deby sur la dangerosité extrême des lieux et qu’il proposa un retrait des lieux, Deby téléphona directement à Djonfor en lui disant « avez-vous peur » ? On connaît la suit : tous les deux avaient péri avec plus de 100 de leurs éléments.
Question : Pourquoi Deby n’a pas demandé à son bambin qui se trouvait à une dizaine de kilomètres à l’arrière de ses troupes de foncer en laissant de côté les peureux et les lâches ? Pourquoi a-t-il appelé personnellement et directement le Commandant de la colonne qui n’est que le second en lui disant sa litanie favorite : « avez-vous peur » ?
Durant tout son parcours de militaire, Deby était connu pour être un bon militaire mais jamais un combattant téméraire, alors pourquoi il pousse les soldats au suicide ? Parce qu’il s’enfiche éperdument de la vie d’un individu pourvu que ses pulsions machiavéliques et égocentriques soient satisfaites et ses intérêts financiers personnels soient saufs, c’est pourquoi il a toujours une tendance maniaque à pousser les militaires à la témérité en tirant sur la fibre sensible d’honneur. Au Mali il a voulu fanfaronner avec la vie des tchadiens et 42 tchadiens sont tombés, 84 blessés et des disparus, face à une vingtaine des djihadistes qui pilonnaient les tchadiens d’en haut. Un chef, doit-il protéger son peuple, ses concitoyens ou les pousser au massacre ? La question est posée d’abord à tous les militaires mais aussi à l’opinion nationale dans son ensemble.
Beremadji Félix/TCHADACTUEL
N’djaména – Tchad

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