Suspension de la carte professionnelle pour les journalistes au Tchad

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TOL presse du jeudi 25 mai 2017 – Publié à 03:19

Le Haut Conseil de la Communication (HCC), l’organe de régulation chargé de garantir la liberté de l’information et de la communication, suspend la carte d’identité du journaliste professionnel pour trois mois.
Raison évoquée : la carte professionnelle de la presse est détenue de façon illégale et anarchique par des personnes qui n’ont rien à voir avec le métier.
Les organisations professionnelles des médias se plaignent que le métier du journalisme soit devenu un refuge pour tous ceux qui ont échoué ailleurs.
Laoro Gondjé, 1er rapporteur du Haut Conseil de la Communication (HCC), organe de régulation des médias du Tchad, 22 mai 2017. (VOA/ André Kodmadjingar)
Laoro Gondjé, 1er rapporteur du Haut Conseil de la Communication (HCC), organe de régulation des médias du Tchad, 22 mai 2017. (VOA/ André Kodmadjingar)
Il suffit d’écrire un article publié dans un journal ou d’être stagiaire dans une station radio ou télévision ou encore d’être un chauffeur d’une entreprise de presse pour obtenir à une carte de journaliste professionnel, déclare Célestin Topona, vice-président de l’Observatoire de la Déontologie et de l’Ethique des médias au Tchad.
Pour lui, il faut appliquer l’article 05 de la loi 17 du 31 août 2010, relative au régime de la presse au Tchad.
Belngar Larmé Laguerre président de l'Union des Journalistes Tchadiens (UJT), 22 mai 2017. (VOA/ André Kodmadjingar)
Belngar Larmé Laguerre président de l’Union des Journalistes Tchadiens (UJT), 22 mai 2017. (VOA/ André Kodmadjingar)
Belngar Larmé Laguerre, président de l’Union des Journalistes Tchadiens (UJT), estime pour sa part que si les personnes étrangères au métier détiennent la carte d’identité du journaliste professionnel, cela relève de la responsabilité de la commission chargée de la délivrance de ce document logée au sein du HCC.
Le 1er rapporteur du Haut-Conseil de la Communication, Laoro Gondje, indexe plutôt les chefs d’entreprises de presse d’être à l’origine de ce désordre.
Samory Ngaradoumbé, secrétaire général de l'Association des Éditeurs de la Presse Privée du Tchad (AEPT). (VOA/ André Kodmadjingar)
Samory Ngaradoumbé, secrétaire général de l’Association des Éditeurs de la Presse Privée du Tchad (AEPT). (VOA/ André Kodmadjingar)
Le secrétaire général de l’Association des Editeurs de la Presse Privée du Tchad (AEPT) Samory Ngardounbe reconnaît qu’il y a des brebis galeuses qu’il faut les extraire le plus rapidement possible.
Reportage d’André Kodmadjingar à N’Djamena pour VOA Afrique
https://www.voaafrique.com/a/suspension-de-la-carte-pour-journalistes-professionnels-au-tchad/3867154.html

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